Miam les disques

Je déménage

Posted in Uncategorized by Furtif on 1 mai 2012

Cela se passe ici désormais :
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Vinylmania, le fétichisme un peu cher

Posted in disques, documentaire, vinyl, vinyle by Furtif on 6 novembre 2011

Le vinyle fait l’objet d’une dévotion confinant parfois au fétichisme.

Il y a quelques jours, Arte a diffusé Vinylmania, un documentaire italien sur le vinyle et ses adorateurs (à voir sur le site d’Arte, puisque WordPress refuse de l’afficher ici). Il n’est pas le premier travail documentaire consacré aux diggers et autres fétichistes, ni le dernier d’ailleurs (un autre, britannique celui-là, s’intéressant au « rôle que le vinyle a joué dans nos vies », est en chantier depuis deux ans et devrait sortir en 2013). Passons sur son aspect assez brouillon et décousu, ce n’est pas le point que je voulais soulever.

Pochette de Vinylmania par Winston Smith

Pochette de Vinylmania par Winston Smith

En s’y intéressant un peu, on découvre que le documentaire a un projet Kickstarter en cours. Pour les béotiens, Kickstarter est un moyen de financer des projets grâce à des « coproducteurs » – vous, moi – qui, moyennant une participation, percevront une récompense définie à l’origine, une sorte de retour sur investissement en quelque sorte.

Le projet a pour but de réaliser le double DVD du documentaire et de lui offrir une distribution mondiale. Les tenants du projet expliquent qu’un soutien est indispensable pour réaliser le DVD, enregistrer une voix off, réaliser un sous-titrage diversifié, constituer les bonus, entourer cela d’un artwork original et clearer les droits musicaux – c’est-à-dire s’assurer de l’utilisation légale des morceaux utilisés et de la rétribution des ayant-droits.

C’est précisément là où cela me fait tiquer. Ce qui coûte, lorsqu’il s’agit de clearer les droits, c’est le temps : rechercher les détenteurs de droits (souvent multiples et pas toujours évidents à identifier), expliquer et négocier représente un poste très chronophage, qui exige donc de payer une personne pour le faire. Ensuite, selon le support de diffusion, la longueur, le marché visé, on convient d’un prix et tope-là, les détenteurs prennent le pognon ; ce coût-là fera alors partie du prix final, pas de celui de la préparation.

Mais un passage sur Arte suppose a minima que le travail de recherche a été mené à bien (dans le cas contraire, ce serait une sérieuse épine dans le pied de la chaîne et de la production).

Autre point étonnant, la somme considérable demandée : un Kickstarter à 30 000 $ pour un documentaire déjà produit, tourné et diffusé (et sans doute amorti en grande partie – le passage sur Arte/ZDF n’est pas une affaire philantropique) me semble onéreux. C’est souvent le coût estimé pour un projet à venir. Qui plus est, si j’investis dans ce projet, il me faut mettre 50 $ minimum au pot pour obtenir une copie du double DVD. En deçà de cette somme, je n’ai droit qu’aux remerciements.

L’idée n’est pas de descendre le projet et l’enthousiasme qui accompagne celui-ci. Il lui reste trois jours pour boucler son budget, et c’est tout le mal que je leur souhaite. Certes, l’artwork (ci-contre) n’est pas l’œuvre du premier venu, les bonus peuvent valoir le coup, mais il ne faudrait pas considérer que l’engouement pour l’objet vinyle et le fétichisme qui l’entoure justifient des coûts exorbitants. On peut être snob, mais aussi fauché.

Les mp3-blogs meurent en silence

Posted in audioblog by Furtif on 27 mai 2011

Les audioblogs (ou mp3-blogs) sont en train de salement tourner, pour ne pas dire qu’ils disparaissent. Une décennie pour passer d’un formidable espoir à un constat amer de régression.

Apparu en rupture de ces schémas au début des noughties, dans un terrain encore vierge, l’audioblogging musical –ou mp3 blog–, aurait ainsi pu devenir un terreau fertile et novateur de la prescription musicale. Des expérimentations d’écriture et de partage naquirent, facilitées par les outils désormais disponibles, dont les fameux mp3 «pirates». Les motivations étaient diverses: ressortir de l’oubli des disques parus deux à trois décennies auparavant; mettre en lumière des courants, des producteurs, des side projects peu ou pas visibles dans la presse; ou encore échapper à la promotion cornaquée par les labels.

Presque une décennie plus tard, le constat est sidérant: l’audioblogging francophone est moribond. De la subversion salvatrice ne demeure qu’un sentiment de gâchis, voire de régression. En route, de nombreux blogs musicaux ont perdu les mp3 en écoute et sont, en réalité, redevenus des webzines chroniquant la musique avec les outils de la presse d’antan.

Lire la suite sur Slate.fr

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Le meilleur des tops de la Blogothèque

Posted in blogotheque by Furtif on 12 janvier 2010

Le problème avec la Blogothèque, c’est que chacun veut montrer qu’il a aimé des disques différents des autres durant l’année. Pas question donc de faire une sélection commune. Et chacun de faire un billet long comme un jour sans pain, dont personne n’arrive à bout.
Bref, altruiste, j’ai lu tous les articles pour vous, ça ira plus vite. En voici le palmarès.

Meilleur album selon les meilleurs membres qui ont le même avis que moi
Mono – Hymn for the immortal wind
Un album ÉNORME.

Meilleur album de l’année au nombre d’écoutes de mon Songbird
Mono – Hymn for the immortal wind

Meilleur album des gens qui n’ont pas choisi Mono comme meilleur album
Veckatimest de Grizzly Bear, parce qu’ils ne savaient pas quoi mettre d’autre pour se démarquer.

Meilleur absent des sélections
Beirut, pour son aventure italo-mariachi qui fait pleurer ma grand-mère sicilienne de honte.

Meilleur groupe récompensé du prix Besson Identité nationale
Centenaire, avec « la fierté du talent français », par Dali.

Meilleure image littéraire qui ne veut rien dire, même si tu y penses très très fort
Garrincha, pour « Un garçon qui se perd un peu en volutes mais qui les ramassent toutes dans son « Fire Of Bird » pour construire une cathédrale de courants d’air. »

Meilleur top qui parle de musique sur un audioblog sans mettre un seul morceau à écouter
Rouquinho, pour la totalité de sa sélection. Chryde, pour toute sa sélection sauf Clues et St Vincent, où il y a des vidéos de copinage.

Meilleur outsider qu’on croyait pas capable d’arriver jusque-là et finalement, si, et on se demande s’il a pas un cousin qui connaît bien le frère de la concierge des bureaux de la Blogothèque
JP Nataf.

PiRe U.T.I.L.I.S.A.T.I.O.N des g1MM1cks TPGRPHQS
Le festival du caps lock évoqué par Pierre – Sunn O))), frYars, tUnE-yArDs.

Meilleur fayotage auprès du chef
Dali, pour « Chryde en parlait très bien, je n’ai pas 34 ans [...]« , alors qu’il a passé la barre des 35 ans.

Meilleur placement produit
Chryde, avec Lucien – son fils – en bandeau d’article.

Meilleur commentaire dont, en fait, on en a rien à foutre :
abds69, chez Rom, avec « Tiens au fait pour MOUNTAINS j’ai une vidéo d’eux live de 2009 à finir de monter si ça interesse quelqu’un, envoyez moi un mail j’accélérai déjà et je vous enverrai le lien quand cela sera fini. »

Meilleure chronique qui colle tellement au style de son auteur qu’on aurait pu l’écrire à sa place
Ex-aequo : Chryde pour Clues et Godspeed pour Marissa Nadler.

Prix Paco Rabanne On va tous mourir et le disque sera le premier d’entre nous
Rouquinho pour son absence totale d’optimisme.

Meilleur name-dropping
Rom, pour l’ensemble de son top.

Meilleur bandeau altermondialiste qui te font donner directement 10 euros à Action contre la faim
Garrincha, et les pieds de son guide en Namibie.

Meilleur top qui fait laguer l’ordi tellement il y a de vidéos à regarder
Rom, pour l’ensemble de son œuvre.

Meilleure autopromo vers ses propres papiers antérieurs :
Garrincha, Rockoh et Furtif.

Meilleur disque dont on se doutait qu’il allait arriver en tête et pourtant qu’on a écouté d’une oreille distraite pendant l’année
Ex-æquo : Wooden Shjips et Dirty Projectors.

Meilleur disque dont on se doutait qu’il allait arriver en tête et pourtant qu’on a écouté qu’une fois parce qu’on flippe pour ses tympans
Sunn o)))

Meilleur top qui prend le temps, même qu’on doit faire une pause pour aller se faire un thé pendant la lecture
Rouquinho.

Meilleur top dont personne ne sera arrivé à la fin
Prix collégial. Il faut être réaliste, personne ne lit vraiment tous nos tops de bout en bout. Ou alors, c’est qu’ils n’ont rien à branler.

Meilleur prix des bandeaux pour daltoniens
Garrincha, pour son utilisation exclusive du sépia et du noir et blanc.

Pire top pour la profusion de disques dont on aimerait apprendre un peu plus
Godspeed, parce que les descriptions lui font mal.

Pire comparaison faite après avoir fumé un sachet de beuh pure
Garrincha, évoquant The National pour parler d’Original Folks.

Meilleure apparition de disque que j’avais oublié
Rouquinho, pour Clangour de Sin Fang Bous.

Prix Alain Delon de l’égocentrisme
Furtif, parce qu’il devrait arrêter de raconter sa vie dans ses articles.

Meilleur obsession à travers les âges
Ex-æquo : Rockoh pour le rock écossais et Godspeed pour les groupes de filles et les musiciens japonais (doublette réussie avec Nisennenmondai).

Meilleur « Ah tiens, ils existent encore eux ? »
A-Ha, rappelé à notre bon souvenir par Pierre. Et même pas pour une réédition.

Meilleure divergence de vue
Dali, avec Mountains et « leur concert hypnotisant à la Maroquinerie ». D’aucun aurait qualifié ça de très chiant.

Prix Ma ! Tou mé fé des choses dans lé bas-ventre, yé n’en po plou
Clumsy, pour ses déclarations enflammées.

Meilleure chronique à lire facilement avant d’avoir son bus et qu’on est en retard
Nora, parce que plus c’est long, moins c’est bon.

Woodstock maintenant, c’est Mareva Galanter

Posted in Uncategorized by Furtif on 21 septembre 2009

C’est l’histoire d’un communiqué de presse qui commence par :

« LA WOODSTOCK PARTY / 40eme ANNIVERSAIRE DE WOODSTOCK / JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA PAIX »

Jusque-là, je me dis qu’après tout, une soirée de plus ou de moins avec des groupes de rock qui se réfèrent de près ou de loin à l’esprit v’là-qu’on-se-trémousse-dans-la-boue-en-écoutant-distraitement-de-la-musique, ce n’est pas nouveau mais on va voir ce qu’ils ont dans le ventre. Nous n’avons pas toujours l’occasion de nous rouler dans la boue, de nos jours, à Paris, surtout en écoutant les Fleet Foxes, voyez…

Puis ça se poursuit avec :

« Après la Demolition Party, ne ratez pas l’évènement de l’année à Paris, la Woodstock Party, jeudi 17 septembre. »

40 ans après le festival le plus culte de la planète, le point de départ de la contre culture mondiale débarque à Paris. Le Power flower revient, sortez vos tenues sixties les plus déjantées. »

J’en ai des frissons. Cependant, quelque chose qu’on me présente comme l’événement de l’année en septembre, c’est tout comme débuter des tops musicaux à l’orée de l’été, ou – je ne sais pas moi – oublier qu’il y a encore un concert de Fuck Buttons à venir : ça me semble un peu bizarre, mais j’y crois. La contre-culture, j’en veux, j’y crois, je suis abonné au Monde Diplo.

Je reste droit dans mes bottes Aigle mais je m’imagine déjà prendre la R5 Turbo et aller me garer en bordure de la pelouse de Reuilly pour aller vivre là-bas une nuit d’amour, de sexe libre, honorant des festivalières au rythme des riffs lascifs des rockeurs du futur. La contre-culture en mondovision à moins de deux correspondances de métro, mec !

« Au programme : les stars du rock et les meilleurs dj’s de la scène actuelle vont reprendre les tubes qui ont fait Woodstock.
Jimi Hendrix, Joe Cocker, Canned Heat, The Who, Jefferson Airplane, Ten Years After, Santana, Janis Joplin… »

Oh, darling, j’adore tes références mon amour d’attaché de presse. Tu pourrais t’appeler Brigitte Batcave que j’en serai tout aussi retourné et que je te baiserai les pieds en te proposant un buvard de LSD. J’ai envie de faire la paix avec toi, j’ai envie de faire la paix avec toutes les femmes du monde, d’ailleurs.
Nous nous ferons photographier, enlacés dans une couverture et nous raconterons encore ces moments dans une demi-siècle, fier d’en avoir été. Je te dis oui, Woodstock. Allez, donne-moi du nom, donne-moi du contestataire d’avant, du contestataire de maintenant. Je veux me laver la tête, que mes esgourdes en suintent de plaisir, je ne veux pas tomber dans le piège de la société.

« Quelques noms ont réussi à filtrer de la programmation quasi confidentielle : Mademoiselle K, Axel Bauer, Richard Kolinka (batteur de Téléphone, Jean louis Aubert, Cali…) Le Cercle, Oli Le Baron, The Solution, Brigitte, Tatianas, Jil is Lucky, Mareva Galenter, Tcheky Karyo, Skye, Pierre Guimard, Amandine Bourgeois, Alain Chennevière, Ariel Wizman, David Caroll, Yarol Poupaud de FFF, Chris Stills et plein de belles surprises… »

Hum, voilà voilà.

Il faut liquider l’héritage de 1968. Là, je suis d’accord. Ou plutôt ceux qui s’amusent à jouer avec.

PS : il s’agissait d’une soirée organisée par Ciné Culture & Elegangz, à Paris la semaine dernière.

Séance de désenvoûtement

Posted in Uncategorized by Furtif on 25 août 2009

La Route du rock, les pieds au frais

Posted in blogotheque by Furtif on 20 août 2009

La Route du rock, c’était bien. Surtout lorsqu’on tournait les pieds dans l’eau.

Photo Ronan Tronchot – Vidéo La Blogothèque

Nigerian disco : sexy inferno

Posted in Uncategorized by Furtif on 24 juin 2009

Cela se passait dans une salle perdue aux abords des docks de Brooklyn,  près d’une immense usine de sucre désaffectée qui, la nuit, domine de  manière étrange l’avenue déserte et lugubre où se situe la salle de Glassland. Atmosphère assez spé comme entrée en matière, pas un bruit  aux alentours, pas une habitation au milieu des vieux entrepôts.

La salle, plutôt petite, était remplie de gens cools, décontractés, dansant loin d’un esprit m’as-tu-vu sur un son parfois très bon. Cela suintait le rythme, le déhanchement effréné, la nigerian disco niquait tout. Et puis au milieu de la nuit, le tenancier de Voodoo funk a osé passer vingt minutes de Fela & Roy Ayers. Des percus qui montent, Fela sensuel  qui reprend peu à peu, lancinant, les paroles. Les cuivres qui arrivent,  disparaissent puis réapparaissent. Et une ligne de basse funky à  souhait. Vingt minutes de délice groovy, sans doute le meilleur plan de mon séjour new-yorkais.

Fela Anikulapo Kuti & Roy Ayers – 2000 Blacks Got To Be Free

Arte radio fait de bien belles choses

Posted in Uncategorized by Furtif on 17 mars 2009

En complément du petit billet sur Arte radio et ses rockumentaires, je fais ici une sélection de sons appréciés tout au long de ces années de piochages dans leurs productions. Peu de sites peuvent se prévaloir d’une telle ouverture auditive.

- « A 82 ans, Marguerite a retrouvé son premier amour. Les deux vieux amants vivent une passion physique intense, délicieuse. Marguerite en parle à ses petites-nièces, dont l’une, à 26 ans, cherche encore l’amour… »

- « Que le père soit présent à l’accouchement, c’est bien. Qu’il amène un micro, c’est encore mieux. ARTE Radio est heureuse de vous faire entendre la naissance de Louise Mignard. »
Je le mets avec d’autant plus de plaisir que les parents sont des amis.

Je passe sur le fort connu et touchant sauvetage de couple par la fellation.

- « Vitalité et allégresse. Harmonies vocales. Beauté pure. »

- « Marine a décidé d’apprendre à danser le tango. Chaque semaine, elle se rend à La Viruta, une milonga de Buenos Aires. Là, José Manrique et Maria Josée Iglesias tentent d’enseigner cet art chaloupé à des expates débutants. Un, dos, tres : musique. »

- Et enfin « une balade poétique dans divers quartiers de New York. Les ambiances, les langues, le ferry, Coney Island, une fanfare alter, un coup de gueule contre la politique des USA. »

Je sais plus qui tu es

Posted in Uncategorized by Furtif on 15 mars 2009

Par deux fois désormais, il est arrivé que la mort d’un artiste me touche profondément, au-delà du fait de le savoir disparu. La première fois, c’était Joe Strummer. Et ce jour de décembre 2002, j’ai lu, par-dessus l’épaule de quelqu’un, sur un écran d’ordinateur, que Joe Strummer était mort. J’ai lâché un « Oh merde ! Joe Strummer ». Coup à l’estomac et la réalité soudaine que je ne pourrais jamais le rencontrer. Et j’ai senti une sorte de vide jusque là encore insoupçonné. Lorsque j’ai lâché ma phrase, quelqu’un s’est simplement retourné et m’a dit « Ben oui… »

Et cette nuit, la mort de Bashung.

Me reviens alors l’envie que j’avais de voir sa « Tournée des grands espaces » il y a quelques années, et d’y entendre Fantaisie militaire. Putain de chanson.

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